Accueil à long termes d’enfants sans appui parental

Dans les villages d’enfants (Antananarivo, Antsirabe, Tamatave et Fort-Dauphin), comme dans les services de placement familial (Antananarivo et Mahajanga), l’accueil des fratries est privilégié afin que frères et sœurs vivent une vie familiale dans une maison conçue pour eux et placée sous la responsabilité d’une mère SOS. Elle leur assure l’affection et l’éducation dont ils ont besoin jusqu’à leur autonomie et maintient cette relation au-delà de la sortie de l’établissement.

Pour mener à bien sa mission, la mère SOS est soutenue en permanence par une équipe éducative qui intervient à ses côtés.

  • Le modèle d’accueil familial à long terme du Village SOS repose sur quatre principes :

La mère SOS crée une relation étroite avec chacun des enfants qui lui sont  confiés et leur apporte la sécurité, l’amour, la stabilité dont ils ont besoin. En tant que  professionnelle de la prise en charge de l’enfant, elle oriente le développement des enfants et gère les entretiens de sa maison de manière indépendante. Elle accepte et respecte l’histoire familiale de chaque enfant, ses origines culturelles et sa religion.

Filles et garçons d’âges différents vivent ensemble comme des frères et sœurs, les fratries naturelles étant toujours maintenues au sein  de la même famille SOS. Ces enfants établissent avec leur mère SOS des liens affectifs qui dureront toute la vie.

La maison est le foyer de la famille, avec un vécu, un rythme et des habitudes qui lui sont propres. Sous son toit, les enfants éprouvent un authentique sentiment de sécurité et d’appartenance. Les enfants  grandissent et apprennent ensemble, partagent les responsabilités, les joies et les peines de la vie quotidienne.

Les familles SOS vivent ensemble, formant un environnement villageois épanouissant au sein duquel les enfants  vivent une enfance heureuse. Les familles partagent des expériences  et se tendent mutuellement la main pour s’entraider. Elles vivent également comme des membres intégrés et actifs de la communauté environnante. A travers sa famille, le village et la communauté, chacun apprend à devenir un membre actif de la société.

  • Le Service d’Insertion Sociale et Orientation Professionnelle (SISOP).

Son objectif  est  d’accompagner les jeunes à devenir un adulte autonome, acteur de développement de la communauté et leader de leur famille pauvre, en combat de développement.

♦  Ses  valeurs sont la Cohésion et la Confiance

  Son organisation :

» Les structures d’accueil
Le SISOP possède deux types de structures d’accueil pour les jeunes :
les foyers accueillent des jeunes lycéens ou en formation professionnelle issus des villages et en première année universitaire. Ils y sont encore suivis de près par les  éducateurs et  les maîtresses de maison.

les logements Intermédiaires accueillent les jeunes étudiants issus des foyers, en deuxième année à l’université jusqu’à la fin de leurs études. Ils vivent en groupe de 4 personnes par maison sans la présence des adultes.

» L’insertion professionnelle
– Insertion Urbaine : accompagnement des jeunes dans la recherche d’emploi en adéquation avec leur diplôme, soutien de leurs projets, collaboration avec les partenaires publics et privés, aide et suivi dans la recherche des stages de pré-embauche, insertion sociale des jeunes.

– Insertion Rurale : formation des jeunes dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage, organisation de stages pratiques en milieu rural, soutien et suivi de leurs projets.

  Les stratégies :

a. Education à l’orientation :
L’éducation à l’orientation est développée sur 4 axes de représentation :

  • Axe de représentation des jeunes (personnalité, intérêts, valeurs, goûts)
  • Axe de représentation de la formation (centre de formation)
  • Axe de représentation des métiers
  • Axe de représentation de l’environnement social, économique et historique

b.  Approche éducative :
L’approche éducative est développée sur plusieurs  axes :

  • Prise de conscience : c’est une étape primordiale avant la prise de décision et du passage à l’action.
  • Apprendre à combattre : c’est un défi à lancer pour gagner la bataille en tant que leader de leur famille et de leur village d’origine dans la lutte contre la pauvreté.
  • Apprendre à savoir : la réussite de l’insertion et la libération des jeunes dépendant de la réussite scolaire et du développement de la connaissance et du savoir (technologie, sciences)
  • Apprendre un emploi : la réussite professionnelle est en fonction de la connaissance ou la découverte de soi suivant le « modèle Savoir-Vouloir- Pouvoir » du développement intégral du jeune.
  • Apprendre à entreprendre : l’antidote de la pauvreté est la création de richesse, d’où la nécessité de cultiver l’esprit entrepreneurial ou l’esprit créatif suivant le contexte socioéconomique existant à Madagascar.
  • Apprendre à auto produire : suite logique du développement de l’esprit créatif, partir de l’économie non monétaire afin de subvenir aux besoins quotidiens vers l’économie monétaire ou l’économie d’échange et économie du savoir (aptitude à faire face à la compétitivité ou à la concurrence)