Dans son plan de mise en œuvre, le projet « Renforcement de la Société Civile naissante dans le Sud pour promouvoir et défendre les droits de la femme et de l’enfant dans les six districts du sud de Madagascar (Beloha, Ampanihy, Tsihombe, Ambovombe, Bekily et Betioky) », financé par l’Union européenne, a prévu, entre autres, pour cette première année, l’octroi de deux types formations aux membres des six associations composées de 1000 femmes, en partie bénéficiaires du projet.

Il s’agit de la formation et coaching en « gouvernance associative » et de la formation en « approche genre », qui se sont tenues successivement  du 06 au 09 septembre  et du 12 au 15 septembre à Ampanihy, par le biais de deux consultants externes.
Par ces formations, le projet vise ainsi à soutenir  à travers des encadrements techniques les membres des associations de femmes pour qu’à terme, elles aient la capacité d’assurer une gestion autonome de leurs organisations et de  leurs activités afin de devenir des acteurs locaux, dotés d’un savoir-faire, reconnus et consultés au niveau de leur communauté.
La formation en gouvernance associative a englobé les points relatifs à la mise en place d’une structuration associative fonctionnelle et pérenne de ces associations ainsi qu’une gestion administrative et financière pratique et transparente à l’interne. La formation en approche genre a permis de compléter et de renforcer leurs connaissances en matière de droits de femmes et de l’enfant et les dispositions prévues par la loi par des illustrations de cas concrètes tenant compte du contexte socioculturel de la région. Des techniques d’approche stratégique de plaidoyer envers les chefs de familles et les chefs coutumiers tendant vers une acceptation progressive d’une mise en place d’un système de protection des droits de la femme et des enfants ont été également partagées aux bénéficiaires.

Ces formations ont été dispensées à l’endroit des représentantes de ces six associations de femmes présidentes et trésorières) en présence des chefs de sites et des agents de développement social de SOS Villages d’Enfants au niveau des districts concernés. Par ailleurs, afin d’avoir une meilleure implication de toutes les parties prenantes souhaitée à travers ce projet, SOS Villages d’Enfants Madagascar a pris l’initiative d’inviter à ces formations un représentant des leaders traditionnels et des chefs fokontany des 6 districts. Il est prévu que ces bénéficiaires vont par la suite s’organiser par district, sous la supervision de l’équipe de SOS VE, afin d’assurer un partage des acquis des formations au niveau de la communauté d’origine et à l’ensemble des membres des groupements de femmes.

L’ouverture officielle des formations a été effectuée le mardi 6 septembre et a été marquée par le discours de l’adjoint du district d’Ampanihy en présence également de l’adjoint au maire de la commune urbaine d’Ampanihy témoignant déjà leur engagement dans le projet. Tous les participants ont été assidus jusqu’à la fin des formations et n’ont pas hésité à poser des questions tout au long des séances ainsi que pendant les travaux de groupes et débats à thème organisés par les formateurs.

Finalement, les formations ont été clôturées officiellement le 15 septembre par un discours du Directeur de Programme de SOS Villages d’Enfants Grand Sud qui a réitéré aux participants l’importance de la formation dont l’implication et l’engagement de tout un chacun dans la protection des droits de la femme prévues par le projet, et en particulier face à des pratiques inégalitaires de certains us et coutumes qui continuent d’être maintenues sans raison dans cette région du Grand Sud. Par ailleurs,  l’Adjoint du district d’Ampanihy n’a pas manqué d’adresser ces vifs remerciements à l’Union européenne en tant que partenaire financier du présent projet et a exprimé également sa gratitude à l’endroit de SOS Villages d’Enfants Madagascar ainsi qu’à son partenaire historique principal, SOS Villages d’Enfants France.