Appel à manifestation d’intérêt pour des services de consultance

SOS Villages d'Enfants Madagascar

N°001-2018/EF-PUE/SOSVE/MADA

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Renforcement de la Société Civile naissante dans le Sud pour promouvoir et défendre les droits de l’enfant et de la femme dans les six districts du sud de Madagascar » (réf : EIDHR/2016/372-278), financé par l’Union européenne, l’association SOS Villages d’Enfants Madagascar alloue une partie du financement pour le recrutement d’un consultant externe pour l’évaluation finale du projet.

1. L’Association SOS Villages d’Enfants Madagascar lance le présent appel à l’endroit des consultants individuels disposant des compétences techniques et des qualifications minimales suivantes :

  • Expériences significatives en matière d’évaluation de projets de développement social.
  • Connaissance avérée du contexte social, économique et culturel du sud de Madagascar
  • Bonne connaissance sur les droits de la femme et de l’enfant.
  • Avoir effectué au moins 3 missions de consultance dans le domaine de l’évaluation finale de projets sociaux durant les 3 dernières années. (Références professionnelles exigées).
  • Apte à conduire l’évaluation dans les régions de mise en œuvre du projet (Androy et Atsimo Andrefana)
  • Capacité à produire un rapport d’évaluation pertinent dans les délais impartis.

2.  Le consultant doit présenter les documents suivants :

  • Documents administratifs (sous pli fermé « Documents administratifs) :
    • Copie de carte de NIF, STAT
    • Curriculum Vitae et copies des diplômes
    • Copies de certificats de bonne exécution des services émanant des trois précédentes organisations dans le cadre d’une prestation similaire. (Préciser les détails sur le nom de l’organisme contractant, le titre de la mission réalisée, la période d’exécution, coordonnées de l’organisme)
    • Une déclaration de compétence, y compris un engagement à entreprendre l’ensemble de la mission dans le délai prescrit.
  • Une proposition technique incluant une note de compréhension des termes de référence, de la méthodologie utilisée et une proposition de planning de travail, sous pli fermé, portant la mention « Proposition technique »
  • Une proposition détaillée du coût de la prestation sous pli fermé, portant la mention « Proposition financière ».

3.  Les détails de la prestation demandée sont expliqués dans les termes de référence, consultables sur le site web de l’Association vesosmad.org ou peuvent être demandés par e-mail à l’adresse : resp.partenariat@vesosmad.org et rse@vesosmad.org.

 

Les dossiers d’appel à manifestation d’intérêt (documents administratifs, proposition technique, proposition financière) devront être envoyés/déposés au plus tard le 23 mars 2018 à 12h00 par e-mail (recrutement@vesosmad.org) ou sous pli fermé et séparément avec la mention « Appel à manifestation d’intérêt N°001-2018/EF-PUE/SOSVE/MADA », à l’adresse suivante: SOS Villages d’Enfants Madagascar, Près Hôtel Panorama, Andrainarivo – Antananarivo Madagascar ou également auprès des bureaux de l’Association à Ankôkô, Fort-Dauphin  ou à Tuléar (Tanambao, Morafena, bâtiment  de la coiffure Malala)

Antananarivo le 13 mars 2018

Bureau National de Coordination et de Représentation de SOS Villages d’Enfants Madagascar

 

TERMES DE RÉFÉRENCE POUR L’ÉVALUATION FINALE EXTERNE DU PROJET

Renforcement de la société civile naissante dans le sud pour promouvoir et défendre les droits de la femme et de l’enfant dans les six districts du sud.

1 avril 2016 – 30 mars 2018

1- INTRODUCTION

Ces Termes de Référence (TdR) constituent un appel à propositions destiné à des consultants individuels qui souhaiteraient mener une évaluation d’impact de la mise en œuvre du projet « Renforcement de la société civile naissante dans le sud pour promouvoir les droits de la femme et des enfants dans les six districts du Sud de Madagascar (Ambovombe, Tsihombe, Beloha, Bekily, Ampanihy et Betioky) ». Le contenu des propositions et la procédure de candidature sont détaillés ci-après.   

SOS Villages d’Enfants MADAGASCAR est une organisation non gouvernementale de développement social qui œuvre activement pour les droits et le bien-être des enfants depuis bientôt 30 ans. Elle est présente dans de nombreux districts répartis sur quatre provinces.

Membre de SOS Children’s Villages international, elle œuvre dans le domaine de la protection de l’enfance. Avec le concept de SOS Villages d´Enfants, elle œuvre dans la prise en charge à long terme d’enfants privés de l’appui parental en leur donnant une nouvelle vie familiale, assurant leur éducation et leur insertion professionnelle dans le respect de leur histoire, de leur identité et de leurs droits. Par le biais des programmes de renforcement familial visant la prévention de l’abandon, répartis sur les six districts du grand sud de Madagascar, l’association œuvre dans les domaines de l’éducation et de la formation qualifiante de femmes vulnérables afin de les aider à accéder aux ressources économiques et financières leur permettant la Prise En Charge de leurs enfants, Par ailleurs , des ’appuis scolaires et appuis alimentaires sont apportés à des enfants issus des ménages en situation de vulnérabilité.

Les actions multisectorielles entreprises visent la facilitation de l’accès aux soins, l’accès à l’éducation, l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, l’accès à la reconnaissance civile. SOS Villages d’Enfants met en place et  anime des centres d’accueil de jour destinés à l’accompagnement des familles en difficulté dans les domaines de l’alphabétisation, de l’éducation, de la formation professionnalisante, de la micro-finance et de la santé afin qu’elles puissent y renforcer le lien familial, retrouver la capacité à élever dignement leurs enfants dans un environnement social sécurisant et protecteur des droits humains.

Après sept années d’implication et de présence continue dans deux régions du sud de Madagascar; région du sud-ouest (Bekily, Betioky, Ampanihy) et région de l’Androy (Ambovombe,Tsihombe et Beloha), SOS Villages d’Enfants Madagascar fait preuve d’une connaissance approfondie du contexte socioéconomique régional, et est reconnue par les différents acteurs , notamment communautaires. Depuis 2011, l’association a mis en œuvre des programmes holistiques ayant contribué à l’accès des familles aux droits fondamentaux, et en particulier à 7 000 enfants répartis sur ces six districts. Il s’agit notamment de facilitation de l’accès à l’éducation de base, du développement de l’épargne familiale et de la production familiale afin de financer la scolarisation, la reconnaissance officielle des enfants, l’accompagnement des communautés dans la mise en place de politiques inclusives (sensibilisation et plaidoyer social pour la scolarisation et le maintien des filles à l’école, …).

a) Contexte

Le grand Sud est constitué des régions les plus défavorisées de Madagascar. Le Kéré (la famine) sévit dans le Sud de façon récurrente dû à une faible pluviométrie.

En matière d’éducation, malgré les mesures d’accompagnement déployées par l’Etat afin d’atteindre les objectifs de l’éducation pour tous, stipulés dans les programmes de l’éducation nationale et les ODD, l’éducation – sensibilisation parentale sur les bienfaits de l’éducation pour les inciter à maintenir leurs enfants à l’école a été insuffisante et la déperdition scolaire s’accentue en CE, CM1 et CM2 dans les écoles primaires.

Par ailleurs, les populations de ces régions vivent de pratiques coutumières et traditionnelles quelques fois discriminatoires à l’égard des femmes.ne respectant pas leurs droits. La communauté n’est pas suffisamment protectrice vis-à-vis des enfants et notamment des femmes ou des filles.

b) Aperçu du projet

Nom du projet : Renforcement de la société civile naissante dans le sud pour promouvoir et défendre les droits de la femme et de l’enfant dans les six districts du sud.

Partenaires Techniques : SOS VILLAGES D’ENFANTS MADAGASCAR

Partenaire Financier : Délégation de l’Union européenne à Madagascar

Durée : 24 Mois (01 Avril 2016 à 31 Mars 2018)

Budget Total : 200.000€

Contribution Financière SOS VILLAGES D’ENFANTS : 10.000€

Régions d’intervention : Madagascar, Région Atsimo Andrefana, district de Betioky et de Ampanihy, région Androy, districts de Bekily, Beloha, Tsihombe et Ambovombe

Objectif Globale : « Contribuer à l’amélioration des conditions de vie des enfants et femmes vulnérables ainsi qu’à un développement humain et socio-économique de type communautaire »

Objectif spécifique : « renforcer la société civile pour promouvoir et défendre les droits de l’enfant et de la femme dans six districts du sud de Madagascar ».

Les résultats attendus du projet sont les suivants :

R1 –La mise en place des associations de femmes dans les 6 districts

  • Six (6) associations composées d’environ 1 000 femmes sont légalement constituées et sont actives.
  • Environ 1000 femmes ont amélioré leurs connaissances et compétences grâces aux programmes de formation prévus.
  • Au moins 6 projets économiques viables sont mis en œuvre

R2-  la reconnaissance officielle des personnes sans papiers d’identité officiels

  • Environ 21.000 personnes (enfants et adultes) reconnues officiellement (obtiennent leurs papiers d’identité officiels)

R3 –Les familles ont un accès accru à des services sociaux répondant à leurs droits fondamentaux.

  • Augmentation d’environ de 50% de la fréquentation des services sociaux de base (éducation, santé, service de protection et d’assistance sociale) par les familles

R4 –le travail de plaidoyer sur les engagements collectifs communautaires en matière de mariage précoce des filles, de maintien des filles à l’école, de réduction de la violence à l’encontre des femmes aboutisse à leur promulgation et à leur application

  • Trois engagements collectifs communautaires promulgués et appliquées dans le domaine de la lutte contre le mariage précoce des filles, le maintien des filles à l’école, et le droit aux biens des femmes.
  • Une communauté par district a adopté au moins un engagement collectif parmi les 3 thèmes proposés dans 4.1 et respectent les règlements consentis

R5 –Un plus grand nombre de ménages ont accès à des activités génératrices de revenus régulières et permanentes en production agricole ou artisanale.

– Sur les 1 000 membres des associations féminines, au moins 50% ont des activités génératrices de revenus régulières et permanentes

  • Environ 300 adultes en majorité femmes ont suivi et terminé le cursus complet de l’alphabétisation
  • Au moins 80% des inscrits ont réussi aux tests finaux de l’alphabétisation.
  • Environ 500 bénéficiaires, hommes et femmes ont été intégrés dans les modules de formation en technique de production dont 210 (soit 35 personnes par site) ont suivi la formation directement avec le consultant formateur et les restes bénéficieront d’une formation en cascade
  • Environ 50% des bénéficiaires soit environ 250 personnes prennent part à un projet d’élevage ou/et de production agricole ou/et artisanal familial et/ou collectif

Les activités du projet sont les suivantes :

A1.1 – Soutenir les associations de femmes dans les démarches de formalisation et d’enregistrement officiel

A1.2 – Organiser une séance de formation et de coaching à la gouvernance associative

A1.2.1 – Sélectionner des personnes ressources spécialisées pour prodiguer des formations nécessaires pour les activités: A1.2, A1.4.

A1.3 – Appuyer les associations de femmes dans la définition d’un planning d’activités annuel et pluriannuel

A1.4 – Réaliser des formations en approche genre et en développement communautaire, en lien avec un partenaire externe

A2.1 – Organiser des campagnes de sensibilisation pour la reconnaissance officielle de naissance (dans quatre quartiers pour chacun des six districts)

A2.2 – Accompagner les familles dans la constitution des dossiers administratifs nécessaires

A2.3 – Organiser 21 000 visites médicales somatiques en lien avec les médecins des services de santé des districts

A2.4 – Organiser de 21 000 séances foraines de jugements supplétifs en lien avec des juges des tribunaux de première instance et/ou des chefs de districts.

A2.5 – Suivi de la transcription des actes sur les registres des communes rurales

A2.6 – Suivi de la distribution des copies d’acte de naissance et des cartes d’identité nationale

A3.1 – Organiser un plaidoyer au niveau des autorités administratives des districts pour la mise en place d’un système durable de protection des droits des enfants et des femmes

A3.2 – Organiser une campagne de sensibilisation associant femmes et hommes, les autorités administratives et traditionnelles dans les six districts à travers des manifestations, des focus groupes et des dialogues communautaires.

A3.3 – Créer une permanence d’écoute et de conseil dans les six maisons des femmes

A3.4 – Améliorer de la qualité de service des six dispensaires-PMI pour l’accueil des filles et des femmes et renforcement de la capacité d’accueil des Centres de Santé des Districts

A4.1 – Instaurer un mécanisme de dialogue régulier entre les autorités coutumières et les OSC féminines

A4.2 – Accompagner les autorités traditionnelles dans la promulgation et la diffusion de des engagements collectifs communautaires (dina) abolissant les pratiques coutumières néfastes et protégeant les femmes et les enfants.

A5.1 – Renforcement des cours d’alphabétisation active destinés à 300 adultes, femmes et  hommes

A5.2- Organiser des séances de formation collective au niveau des 6 districts sur les volets économique, technique agricole, technique artisanale, approvisionnement et débouchés, achat et vente

A5.3- Mettre en place un système de coaching et de suivi individuel ou en groupe des formées.

c) Public cible

Les publics cibles de l’action sont :

  • Les communautés, composées de ménages incluant les femmes, les hommes et les enfants des fokontany d’intervention des Centres d’Appui Communautaire du sud
  • Les autorités administratives des régions, districts, communes et fokontany d’intervention
  • Les autorités traditionnelles des communautés d’intervention
  • Les acteurs locaux liés de façon directe ou indirecte à la promotion et à la défense des droits des femmes et des enfants et/ou la réalisation d’action de développement.

d) Calendrier de l’évaluation

Appel d’offres (publication, dépouillement et notification) : du 15 mars au 27 mars 2018

Etudes préliminaires (consultation des documentations, préparation des travaux sur terrain) : 16 au 30 avril 2018

Mission sur terrain : 01er au 25 mai 2018

Rapport provisoire : 08 juin 2018

Rapport final : 20 juin 2018

2- OBJECTIF DE L’ÉVALUATION

2.1. Objectif globale

L’objectif global de cette évaluation sera de déterminer l’impact du programme.    

2.2. Objectifs spécifiques

L’évaluation doit permettre d’apprécier les critères principaux suivants :

  • La pertinence des objectifs fixés par le projet, des méthodes employées et le degré d’atteinte des résultats escomptés ;
  • L’efficacité du projet et la qualité du pilotage et de la gestion du projet ;
  • L’efficience du projet (analyse du rapport entre les moyens employés et les résultats obtenus)
  • L’impact du projet sur les groupes cibles ;
  • la pérennité du projet.
  • La prise en compte du genre dans les différentes composantes du projet
  • Documenter les chiffres actuels reflétés par les indicateurs objectivement vérifiables tels qu’exposés dans le cadre logique.
  • Émettre des recommandations afin d’améliorer les interventions futures.

2.3. Résultats attendus

On attend de cette évaluation qu’elle :

  • Documente l’impact du programme, en particulier sur les femmes et les enfants.  
  • Apporte une appréciation quant à la conception globale du programme et à la logique d’intervention, ainsi qu’une analyse de la stratégie et de la méthodologie utilisée dans le cadre de la mise en œuvre du projet : Renforcement de la société civile naissante dans le sud pour promouvoir et défendre les droits de la femme et des enfants.
  • Analyse de manière critique le cadre logique et les indicateurs vérifiables figurant dans la proposition originale et expose des données post-programme, ainsi qu’un texte expliquant les raisons de la sous/surperformance. 
  • Tire des conclusions, émette des recommandations et partage les leçons apprises afin d’améliorer les stratégies futures et la mise en œuvre de programmes similaires. 
  • Commente la considération et/ou la « valorisation » des facteurs politiques, sociaux, culturels ainsi que l’existence d’autres projets de développement qui influencent ou ont influencé la mise en œuvre du programme.
  • Documente la réaction des communautés envers le programme.

2.4. Critères d’évaluation qualité

Par ailleurs, l’évaluation apportera des éléments de réponses sur les critères d’évaluation qualité de SOS VILLAGES D’ENFANTS INTERNATIONAL listés ci-dessous:

1     Pertinence, Le projet demeure pertinent et réalisable
1.1  Le projet est toujours conforme et favorable aux priorités actuelles de la politique des programmes
1.2  Le projet a-t-il répondu aux attentes et besoins des groupes cibles ?
1.3  Les stratégies proposées étaient-elles adaptées au contexte socioculturel et politique actuel ?

2     Efficience, Analyse entre les moyens employés et les résultats obtenus
2.1  Les dispositifs de suivi, d’accompagnement et d’évaluation en interne ont-ils été mis en œuvre tel que prévu dans le document de projet ?
2.2  Les résultats produits contribuent de manière effective à la réalisation de l’objectif principal du projet.
2.3  Le projet est susceptible de contribuer à l’atteinte des objectifs globaux et il existe des preuves que les bénéficiaires finaux bénéficient réellement du projet
2.4  Les ratios des dépenses (budget) sont-ils cohérents avec les résultats atteints ?
2.5  Le pilotage du projet (management, gestion du partenariat et des ressources humaines, suivi financier…) a-t-il permis d’assurer les obligations minimales vis-à-vis du bailleur de fonds ? Si non, quels domaines auraient dû être renforcés ?
2.6  Le projet a-t-il tenu compte des évolutions du contexte pour adpater/obtimiser sa stratégie d’intervention?

3     Impact, du projet les groupes cibles
3.1  Quels sont les changements et progrès constatés sur la situation des groupes cibles,
3.2  Est-ce que d’autres populations / groupe cibles ont été positivement concernées par l’action du projet ?

4     Efficacité, du projet et la qualité de pilotage

4.1  Le projet est bien géré par les responsables directs de sa mise en œuvre
4.1.2  Le calendrier de mise en œuvre des activités est respecté.
4.1.3  Les informations utiles concernant les résultats du projet sont collectées, exploitées, et mises à la disposition des parties prenantes dans une langue et un format appropriés
4.1.4  Les plans et les budgets opérationnels sont revus et mis à jour régulièrement (y compris la gestion des risques) et les leçons tirées de différentes expériences de terrain sont intégrées
4.1.5  Les mécanismes de transparence et de responsabilité (gestion financière et audit indépendant inclus) sont adéquats et efficaces afin d’identifier les pratiques corruptions.

4.2  Les principes de bonnes pratiques dans la gestion du cycle de projet sont appliqués par les chefs de projet
4.2.1  Les TdRs pour les études/travaux financés par le projet sont clairs, exhaustifs, et compris par le personnel concerné
4.2.2  Le projet est évalué de manière satisfaisante tout au long du cycle de gestion de projet à l’aide des critères et des méthodes d’évaluation-qualité convenus,
4.2.3  La qualité du projet principal est évaluée et répond aux normes en vigueur
4.2.4  L’Approche du cadre logique et les outils associés sont utilisés de manière appropriée tout au long du cycle du projet pour étayer l’analyse et faciliter la prise de décisions
4.2.5  Les contrats sont établis et gérés de manière efficace, des documents de qualité sont établis (comptes-rendus de réunions des parties, rapports et justificatifs de paiement des factures…)
4.2.6  Des stratégies de retrait sont prévues pour tous les types d’aide extérieure et toutes les responsabilités de gestion sont transférables
4.2.7  Conflit ?

5     La prise en compte du genre et des notions d’équité
5.1  Est-ce que le genre a été pris en compte dans la préparation et la mise en œuvre des activités ?
5.2  Quel était le nombre de participants hommes/femmes aux différentes activités ?
5.3  Est-ce que le projet a contribué à réduire les inégalités d’accès en terme de genre ?

6      La périnité
6.1  Les résultats obtenus pourront-ils être maintenu sur le long terme ?
6.2  Existe-t-il des risques pouvant mettre en difficulté les résultats obtenus par le projet ? Si oui, est-ce que des dispositions ont était prise ?

3- PLAN D’ACTION
L’évaluation sera réalisée en 3 étapes :

ÉTAPE 1 :
Trois jours d’étude préliminaire de tous les documents relatifs à l’opération, au contexte, aux actions antérieures et aux partenaires impliqués dans la mise en œuvre du programme. Ces documents seront mis à la disposition du consultant qui utilisera ensuite les informations collectées pour préparer l’étude de terrain. À ce stade, l’évaluation de terrain doit être prête : les interlocuteurs clés sont identifiés, les ressources sont mobilisées, la version finale des TdR incluant les outils de recueil d’informations et le calendrier de mise en œuvre est validée.

ÉTAPE 2 :
À ce stade, le consultant organise des entretiens préliminaires avec des interlocuteurs clés de SOS VE MADAGASCAR, des membres de l’équipe nationale et des partenaires clés de la mise en œuvre. Le travail de terrain couvrira les six CAC (sites) d’intervention et comportera pour chaque site 3 ateliers à organiser sur place avec le personnel SOS, les bénéficiaires et les partenaires ainsi que des entretiens à partir de questionnaire d’enquête quantitative et/ou qualitative sur les activités réalisées, les effets, résultats et impacts obtenus auprès des publics cibles du projet, dans le respect des bonnes pratiques internationales en matière d’évaluation et de protection des enfants
Ces ateliers et entrevues doivent encourager un échange libre et franc des différentes opinions au sujet de la mise en œuvre et de l’efficacité de l’intervention. À la suite de l’évaluation, un atelier devrait être organisé sur une journée afin que les acteurs clés puissent échanger sur les observations et les conclusions du consultant. À la même période, des statistiques sont également collectées depuis des sources fiables afin d’obtenir des chiffres pour les indicateurs objectivement vérifiables du cadre logique.

ÉTAPE 3 :
C’est l’étape de débriefing et de présentation des observations, recommandations, conclusions.
La/les première(s) version(s) du rapport doi(ven)t être envoyée(s) par courrier électronique, au format indiqué ci-après, à SOS VILLAGES D’ENFANTS MADAGASCAR au plus tard 7 jours calendaires après que le consultant rentre du terrain.
La version finale sera soumise à SOS VILLAGES D’ENFANTS MADAGASCAR au plus tard 14 jours après la fin de la mission sur place – terrain et devra inclure les commentaires émis par SOS VILLAGES D’ENFANTS MADAGASCAR sur la version intermédiaire.

4- RAPPORT

4.1  L’évaluation aboutit à l’élaboration d’un rapport d’évaluation de la mise en œuvre du projet « Renforcement de la société civile naissante dans le sud pour promouvoir et défendre les droits de la femme et des enfants dans les six districts du sud » de manière claire. Le rapport n’excédera pas 18 pages, résumé analytique inclus (en début de rapport).

4.2   Le rapport respectera strictement la trame indiquée ci- dessous :

Couverture
→ Intitulé du rapport d’évaluation
→ Pays, Intitulé du programme
→ Date de l’évaluation
→ Nom du consultant

Sommaire

Résumé analytique :
Un résumé analytique précis, succinct et indépendant du reste du document est un élément essentiel du rapport. Il ne doit pas excéder 2 pages et doit se concentrer sur l’objectif ou la problématique clé de l’évaluation, faire ressortir les principaux points de l’analyse et indiquer clairement les principales conclusions, leçons tirées et recommandations spécifiques. Des références doivent être faites aux pages ou paragraphes correspondants dans le corps du texte principal.

Le résumé analytique doit être structuré comme suit :
→ Action évaluée
→ Date de l’évaluation
→ Nom du consultant
→ Objectif et méthodologie
→ Principales conclusions : doivent concerner les principaux critères d’évaluation et les questions transversales traitées par le consultant et figurant dans les TdR comme objectifs de l’évaluation.
→ Recommandations
→ Leçons apprises

Corps du rapport :
Le corps du rapport sera consacré aux points figurant au chapitre “résultats attendus”. Une analyse technique approfondie de chaque intervention sera jointe en annexe du rapport. Le corps du rapport reprendra (dans le même ordre ou selon une structure différente) les éléments du résumé analytique. Il comprendra des références à la méthodologie utilisée pour l’évaluation et au contexte du projet. À chaque conclusion devrait correspondre une recommandation adaptée. Les recommandations doivent être, autant que possible, réalistes, applicables et pragmatiques, c’est-à-dire prendre en compte les circonstances spécifiques au contexte du projet et aux ressources disponibles (au niveau local et international) pour sa mise en œuvre. (16 pages maximum).

Annexes
→ Termes de Référence ;
→ Liste des personnes interrogées et des sites visités ;
→ Carte des zones concernées par les actions financées dans le cadre du projet
→ Abréviations.
→ Questionnaires utilisés
→ Photos pertinentes reflétant les observations du consultant

4.3.  Un exemplaire électronique de chaque rapport (CD-ROM ou clé USB contenant le rapport au format Word), annexes incluses, doit être remis en même temps que les exemplaires papiers.

5-  COMPÉTENCES EXIGÉES

5.1. L’évaluation sera réalisée par une équipe possédant des expériences du Sud de Madagascar, région Atsimo Andrefana et région Androy, etdes expertises en matière de promotion et défense des droits de la femme et des enfants, développement communautaire, notion de genre et d’équité.

5.2. Le consultant proposera éventuellement son équipe d’intervention dans son offre technique.

5.3. Le(s) consultant(s) seront sélectionnés sur les critères suivants :

5.3.1 Méthodologie : la méthode d’évaluation proposée est adaptée.

5.3.2 Calendrier/plan de travail : le calendrier proposé est réaliste et répond aux besoins du programme.

5.3.3 Coût : le coût de la proposition (mise à disposition des données, analyse, méthode et autres aspects de l’évaluation inclus) semble raisonnable.

5.3.4 Expérience : le niveau de formation et l’expérience de l’équipe en matière d’évaluation d’impact est satisfaisant et le consultant nous a été recommandé par des organisations pour lesquelles il a déjà travaillé.

5.4. Les propositions doivent inclure des précisions sur l’utilisation des données, les indicateurs d’impact, la méthodologie employée, la stratégie d’analyse institutionnelle, le plan d’action, les coûts, ainsi que les CV des consultants pressentis.

6- CALENDRIER

L’évaluation sera conduite dans un délai d’un mois et le rapport final sera rédigé dans les deux semaines suivant la fin de l’évaluation. Le rapport sera soumis au plus tard le 20 Juin 2018.

7- SOUMISSION DES OFFRES

Le consultant doit présenter les documents suivants :

Les dossiers administratifs (sous pli fermé ou renommé « Documents administratifs):

  • Copie de carte de NIF, STAT
  • CurriculumVitae et copies des diplômes
  • Copies de certificat de bonne exécution des services émanant des trois précédentes organisations dans le cadre d’une prestation similaire. (Préciser les détails sur le nom de l’organisme contractant, le titre de la mission réalisée, la période d’exécution, coordonnées de l’organisme)
  • Une déclaration de compétence, y compris un engagement à entreprendre l’ensemble de la mission dans le délai prescrit.

Une proposition technique incluant une note de compréhension des termes de référence, de la méthodologie utilisée et une proposition de planning de travail, sous pli fermé, portant la mention « Proposition technique ».

Une proposition détaillée du coût de la prestation sous pli fermé, portant la mention « Proposition financière ».

Les détails de la prestation demandée sont expliqués dans les termes de référence, consultables sur le site web de l’Association www.vesosmad.org ou peuvent être demandés par e-mail à l’adresse : resp.partenariat@vesosmad.org et rse@vesosmad.org.

Les dossiers d’appel à manifestation d’intérêt (documents administratifs, proposition technique, proposition financière) devront être envoyés/déposés au plus tard le 23 mars 2018 à 12h00 par e-mail (recrutement@vesosmad.org) ou sous pli fermé et séparément avec la mention « Appel à manifestation d’intérêt N°001-2018/EF-PUE/SOSVE/MADA, à l’adresse suivante: SOS Villages d’Enfants Madagascar, Près Hôtel Panorama, Andrainarivo – Antananarivo Madagascar ou également auprès des bureaux de l’Association à Ankôkô, Fort-Dauphin  ou à Tuléar (Tanambao, Morafena, bâtiment  de la coiffure Malala).

Les offres financières ne pourront dépasser les 11 000 000 Ariary TTC.

SOS Villages d’Enfants s’engage à mettre à disposition une voiture avec chauffeur, carburant non inclus.